Rencontre avec Michel Olivier, candidat à la Présidence de l'Académie d'Armes de France

Entretien réalisé par Joël Girod.


AAF : Michel Olivier, avez-vous décidé de vous représenter en tant que Président de l'Académie d'Armes de France ?

MO : En effet, j’ai décidé de me représenter au Comité Directeur et à la fonction de Président.

AAF : Ce sera donc votre troisième mandat ?

MO : Tout à fait.

Avant toute chose, je souhaite rappeler que la pandémie que nous vivons provoque un climat social et humain compliqué, modifiant nos habitudes de vie, notre environnement quotidien de relations humaines et de communication. Pour autant, tout en restant prudents, il nous faut garder notre optimisme, maintenir notre énergie et continuer d’avancer.

Ainsi j'ai l'intention de poursuivre la restructuration, la redynamisation et la réorganisation de notre Académie afin qu'elle devienne l’élément fédérateur des Enseignants d’Escrime qu’ils soient brevetés d’Etat ou diplômés Fédéraux.

AAF : Concrètement, comment l'envisagez-vous ?

MO : C'est un chantier difficile mais pas insurmontable. Mon programme s'articule autour de deux grands points : le lien avec la FFE d'une part et trois projets majeurs d'autre part.

AAF : Pouvez-vous détailler votre programme ?


MO : Tout d'abord, en ce qui concerne les liens avec la Fédération Française d’Escrime.

Même si ceux-ci perdurent depuis des années et ont toujours été conviviaux, désormais, la nouvelle équipe fédérale souhaite que nous œuvrions ensemble dans une dynamique de la formation en apportant l’expérience de l’Académie. Une représentation plus conséquente avec la Fédération sera coordonnée avec les élus lorsque l’équipe sera opérationnelle dans ce contexte de réorganisation fédérale.

Ce qui permettrait une présence renforcée de membres de l’Académie au sein de la Fédération.

AAF : Et pour les projets ?

MO : Il y en a trois. Le premier concerne le rassemblement des enseignants. En lien avec la Fédération, je veux que l'Académie soit à l’écoute des enseignants quant aux difficultés qu’ils rencontrent sur le terrain notamment dans les clubs situés dans des zones rurales. À cette fin, il conviendra d'établir des relais AAF dans les différentes régions.

AAF : Quel est votre deuxième projet ?

MO : Je veux poursuivre le développement de la communication au moyen des quatre canaux suivants.

En premier lieu, le site internet. Récemment réactualisé, il modernise l’image de l’Académie mais doit évoluer et faire l’objet d’une actualisation constante pour demeurer la vitrine de notre Académie.

Ensuite, renforcer notre présence sur les réseaux sociaux. Ce sont les moyens de communication modernes incontournables permettant de mettre avant nos travaux et notre actualité au travers de publications de qualité.

En troisième lieu, la Revue. Remise en vigueur et modernisée au format électronique, en même temps que le site internet, elle tisse le lien entre nos membres. Elle a vocation à se développer par des publications ciblées, des dossiers thématiques ou par tout sujet intéressant l'escrime.

Enfin, par la remise de différentes distinctions, l'Académie se doit de mettre en avant l'excellence de Maîtres d’Armes, de dirigeants de clubs ou de tireurs.


AAF : Et quel sera donc votre dernier chantier majeur ?

MO : Je compte renforcer l’organisation de l'Académie en intervenant à quatre niveaux.

Je veux qu'il soit mis en place un organe représentatif de la profession. Ceci passe par une prise de contact avec la F.N.M.A (Fédération Française des Maîtres d’Armes), qui certes n'est plus en activité actuellement. Ceci étant, nous pourrons examiner avec elle la création d’une entité ayant pour but l’accompagnement des enseignants dans leurs difficultés liées à l'exercice de leur profession.

Ensuite je proposerai l'organisation d’une journée annuelle des enseignants qui sera un lieu d’échanges autour de notre profession. Nous y accueillerons les brevetés d’état et fédéraux, qu'ils soient ou non membres de l’Académie.

Par ailleurs, il faut revoir l'organisation des Commissions afin d'y intégrer le cas échéant des membres non enseignants aux compétences professionnelles reconnues. De la sorte, ceux-ci apporteront leurs savoirs aux Commissions auxquelles ils appartiennent afin qu'elles puissent exécuter au mieux leurs missions.

Enfin, pour réaliser le lien entre l'Académie et les enseignants en région, j'entends opérer un renforcement de l'organisation des représentations régionales de l’Académie.

AAF : Et pour conclure ?

MO : Je dirai que les conséquences de la crise sanitaire nous amèneront certainement à modifier et adapter nos méthodes de travail et à faire des choix dans nos projets. Mais c’est tous ensemble, engagés autour de notre passion commune, que nous arriverons aux buts que nous nous serons fixés, en ayant bien conscience qu’un Maître d’Armes aux commandes de notre Fédération constitue une forte opportunité pour notre Académie.

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